En Centrafrique, cela fait exactement une semaine que la famille de Koumba Ndiaye est sans nouvelles d’elle. La sous-préfète de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, au sud-est du pays, a été enlevée le 28 décembre dernier, le jour même de la tenue des élections générales dans le pays, avec un gendarme ainsi qu’un agent électoral tué depuis. À Bangui, l’inquiétude grandit chez son entourage proche.
En Centrafrique, tout a commencé dimanche 28 décembre lorsque les miliciens de l'Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) ont perturbé la tenue des élections générales dans la ville de Bambouti, frontalière du Soudan du Sud. Très tôt le matin-là, les hommes du groupe d'autodéfense issu de la communauté Zandé, allié du pouvoir de Bangui et formé avec l’appui de mercenaires russes du groupe Wagner, ont pris le contrôle de cette ville frontalière avec le Soudan, empêchant le déroulement du scrutin. Si les forces armées centrafricaines et leurs alliés ont repris la localité quelques heures plus tard, les assaillants sont repartis avec deux otages : un gendarme et la sous-préfète, toujours détenus à ce jour.... suite de l'article sur RFI